L’écho des fairways

Coupe Gounouilhou : le deuxième sacre de Biarritz

Vainqueurs de la qualification, les Biarrots ont réalisé le doublé en remportant pour la deuxième fois de leur histoire le championnat de France par équipes de 1ere division, vingt-trois ans après leur premier titre à Limère.

Souvent favori, toujours bien placé à l’issue des deux tours de qualification, finaliste en 1991 au Prieuré et en 2011 à Moliets, le club de Biarritz Le Phare voyait le titre lui échapper depuis vingt-trois ans.
De retour sur le golf du Prieuré, les Biarrots ont accompli une semaine extraordinaire et pleine d’émotions mais, parfois nerveusement usantes.
Pour pouvoir disputer sa dernière coupe Gounouilhou, Nicolas Platret avait remué ciel et terre dans sa faculté de Louisville afin d’obtenir l’autorisation de ses professeurs de rejoindre ses partenaires au Prieuré. Il y a trois semaines encore, rien n’était acquis. Il a réussi à les convaincre de le laisser partir.

L’histoire du club basque retiendra qu’il a apporté le point victorieux au terme d’une finale très accrochée et passionnante contre Chantilly, le tenant du titre : « Cette Gounouilhou me tenait vraiment à cœur, déclare-t-il encore sous le choc. Mais, que ce fut dur contre Marius (Cara). Je n’ai pas réussi à entrer dans la partie que je n’ai jamais menée. Heureusement, mon coup de fer en draw au 16 m’a bien relancé. J’ai raté le putt pour le birdie mais, cette attaque de green m’a fait du bien moralement. Je savais que je n’avais plus rien à perdre. Au 17, après ma « socket » avec mon fer 4, j’ai évité le pire en partageant le trou avec un bogey. Puis, au 18, quand il a raté son deuxième putt, j’ai su que c’était pour moi. C’est énorme de gagner le match sur le dernier trou et d’offrir à ses partenaires le titre. »
« Ils l’ont fait, ajoute soulagé, Nicolas Cano. Ils sont allés la chercher. Je crois que le premier élément déclencheur a été la perte des deux foursomes en quarts de finale puis le second, ma bourde dans la composition des foursomes de la demi-finale. L’un et l’autre ont décuplé leur motivation. Sans oublier le coup très chanceux de Mathieu François au 18. Après tout ça, elle ne pouvait pas nous échapper. C’est un vrai soulagement de s’imposer car il y a tellement d’années où nous sommes passés de très peu à côté avec souvent des équipes très fortes sur le papier. Cette fois, nous n’avons pas trébuché en chemin. »
Auteurs de deux doublés et même d’un triplé (74-75-76), les joueurs de Chantilly auraient bien aimé en réaliser un troisième au Prieuré mais, les Biarrots les ont privés de cette joie de ramener la coupe Gounouilhou à Chantilly.

En vrai gentleman des parcours, Laurent Bailly, le capitaine cantilien, a salué chaleureusement la victoire de Biarritz : « Elle est tout-à-fait méritée, affirme-t-il. Les Biarrots ont gagné la qualification et le titre, il n’y a rien à dire. Ils possèdent en Nicolas Cano un super capitaine. La finale s’est jouée à rien. C’est le sport. Bien sûr, j’aurais préféré conserver le trophée une année de plus. Nous allons travailler sur une nouvelle génération de joueurs, nous appuyer sur les jeunes. Aussi, j’envisage l’avenir avec optimisme. Un grand merci au golf du Prieuré pour son accueil et la qualité de son parcours. »
« Ce fut une bonne semaine pour tout le monde, assure Jean-Pierre Cixous, l’entraîneur de Chantilly. Nous avions, bien évidemment, très envie de remporter cette nouvelle finale. Tout a reposé sur les épaules de Marius (Cara) en demie et en finale. Malheureusement, il a raté deux ou trois petits putts qui auraient pu l’aider à l’emporter. Je regrette que nos deux leaders pour leur dernière participation à cette compétition n’aient pas tenu leur rang dans des matches difficiles. »

L’équipe de Biarritz était composée de Nicolas Calvet, Nathan Trey, Antoine Auboin, Alexandre Bauduin, Mathieu Echelard, Nicolas Platret, Mathieu François, Nicolas Calo (capitaine)

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