Destinations golfiques

Golf et Tourisme au Portugal

De tous les pays européens qui se sont mis au golf ces cent dernières années, le Portugal est pratiquement le dernier. Cela ne veut pas dire qu’on n’y jouait pas à la fin du 19è siècle, puisque Porto possède le troisième plus ancien parcours d’Europe continentale.

Jusqu’aux années soixante, on ne comptait qu’une poignée de parcours, la plupart proches des grands villes. En général, seuls les Britanniques jouaient - des retraités fortunés profitant de l’hiver clément -ainsi que quelques riches familles portugaises…
Les années soixante-dix furent marquées par le développement impressionnant de l’Algarve, au sud du pays. Le célèbre joueur anglais Henry Cotton fut le premier à entrevoir le potentiel de ce merveilleux littoral. C’était une région agricole pauvre, une terre très sèche. Cotton créa Penina puis vint Palmares, Vilamoura et enfin Quinta de Lago, modèle de ressort à l’européenne.
Aujourd’hui Lisbonne, pour la beauté de sa ville et de son environnement attire touristes et golfeurs qui peuvent jouer à Oitavos Dunes ou à Penha Longa. C’est ce qu’ont pu constater un groupe de journalistes européens en jouant, grâce au groupe de relations Publiques Azalea, ces deux parcours puis se reposer dans de luxueux hôtels.

Penha Longa

Incontestablement, le golf de Penha Longa est un parcours où tout golfeur prendra plaisir, que ce soit bien entendu sur le plan sportif, mais également pour apprécier son environnement tout autant convivial que luxueux. Penha Longa donne une impression d’immensité grâce à son implantation sur un large domaine boisé, dominant l’Océan Atlantique et la campagne portugaise sur le long des collines de Sintra.
Le parcours est jeune, créé par Robert Trent Jones Junior en 1992, mais on a pourtant l’impression que ce complexe de golf existe depuis beaucoup plus longtemps, en raison de son intégration dans le parc d’un monastère du 14ème siècle.
Classé parmi les trente meilleurs parcours d’Europe, parfaitement entretenu, Penha Longa avec ses nombreux bunkers et dog-legs, est tout à la fois un parcours difficile pour les moyens et bons joueurs, qu’un parcours abordable pour les plus novices grâce à ses fairways assez larges.

L’endroit est historique, c’est ici à Penha Longa en 1390 que les hiéronymites décident de construire un monastère. Pendant cinq siècles, bénéficiant de la douceur du climat, la monarchie portugaise en a fait sa destination de villégiature préférée. Il subsiste encore de nombreux vestiges que l’on peut apprécier tout au long des deux parcours du golf, fontaines, moulins à eau, ruines, murets, etc.
L’Atlântico, le parcours principal de 18 trous est complété par un 9 trous, le Monastère long de 2588 mètres, se développe dans le cœur historique de l’ancien monastère.

L’Atlântico est un par 72 de 5542 mètres qui a accueilli l’Open du Portugal et qui serpente dans la campagne portugaise, propose la majorité de ses trous sont en montée et descente avec d’assez importants dénivelés, il faut vraiment en tenir compte pour le choix des clubs, particulièrement sur les longs par 3.
Dès le départ, le trou N°1 donne l’ambiance, un dog-leg gauche en descente puis une remontée vers le green. Au drive, il faudra éviter les arbres et les bunkers particulièrement attirants sur la gauche. Tout en haut, peu visible, le green est à imaginer, on ne le voit pas et ses pentes sont importantes. Quand on découvre le parcours pour la première fois, faire le par sur ce par 4 est déjà un petit exploit.

Un des trous signature est un par 5, le trou n°6 qui se termine au pied des vestiges d’un aqueduc romain. Au départ nous avons l’impression d’être sur un parcours de montagne tant devant nous le dénivelé est important et la vue à l’infini. Le fairway semble immense et inspire à se lâcher au drive, pourtant à gauche le rough qui le sépare du trou de retour est piégeur avec ses buttes et rochers. Pour atteindre le green souligné par les pierres de l’aqueduc, il faudra en terminer par le contournement ou le survol d’un plan d’eau qui inexorablement attire les balles.
Le 6 est un par 3, où vous devrez maîtriser votre crainte de l’eau qu’il faudra impérativement passer pour atteindre le green et les bunkers qui l’entourent…, le trou N°7 impose un départ précis pour ne pas voir finir sa balle dans le grand plan d’eau sur la gauche, ou dans les roughs en pente sur la droite.

Le 17, un par 3 au dénivelé impressionnant nécessitera une grande réflexion pour le choix du bon club, et atteindre le green 170 mètres plus bas…
Pour terminer le parcours, en prenant le départ du 18, un par 5, vous aurez l’impression qu’il suffit de pousser la balle pour qu’elle se retrouve sur le green, 450 mètres plus bas. Pas si simple car le large fairway serpente de courbes en courbes, et gare au rough sur tout le côté gauche.

Vous pouvez louer de voiturettes de golf, mais à notre avis cela ne présente que peu d’intérêt, il leur est interdit de quitter les chemins qui longent le parcours. Les fairways et les roughs qui les entourent étant très larges, vous finissez par marcher tout autant qu’en faisant le parcours à pied, et si au moment de jouer vous voulez changer de club, il faut retourner à la voiturette, ou admettre de faire avec le club que vous avez initialement choisi.
La qualité des installations est tout aussi excellente que la qualité du parcours de golf.

Un peu à l’écart des deux parcours du golf, un vaste complexe hôtelier, le Palacio Estoril, vous propose entre autre un spa de 1500 m² qui offre un large éventail de thérapies et de traitements avec une approche holistique du bien-être.
On trouve également sur place des boutiques et une gamme de restaurants gastronomiques, dont Midori un des meilleurs restaurant japonais du Portugal !

Oitavos Dunes

Situé à quatre kilomètres de Cascais, The Oitavos Dunes offre de sublimes vues sur l’océan Atlantique et la montagne de Sintra.
C’est juste devant ses côtes déchiquetées que Vasco de Gama a croisé pour découvrir des pays et rivages peuplés aujourd’hui de parcours de golf. Avant d’aller se recueillir devant l’imposant Monument aux découvertes qui trône avec sa trentaine de navigateurs, on aura une pensée pour ces défricheurs depuis le 9è trou.
Dessinés sur ce qui, jusqu’au début du XX è siècle fut une immense dune déserte dominant la mer, la plupart des trous d’Oitavos sont délicatement tracés dans la pinède plantée par le propriétaire des lieux Carlos Montes Champalimaud. afin de stabiliser le sable. Bien lui en a pris…

Les premiers trous s’étendent sur les versants d’une colline et les suivants jusqu’au fond du domaine dans les dunes. A l’aller, on navigue entre les pins parasols et des trous assez techniques. Le point de vue depuis le neuvième trou, un petit par 3, est grandiose. Les montagnes qui abritent la ville de Sintra se prolongent vers la mer jusqu’au Cabo da Roca, le point le plus occidental du continent européen.

Les 14 et 15 diaboliques.

Mais les trous les plus spectaculaires se déroulent sur le retour.
Les 14 (153 m) et le 15, deux magnifiques par 3 dessinés en parallèle, l’un en hauteur vers le nord, l’autre en sens inverse, encaissé dans les dunes, sont “les trous signatures“ de ce parcours. Suivant le vent, le choix du club est primordial.Le "finishing hole", un par 4 de 433 m, est vraiment diabolique, avec un tee-shot en descente entre deux rangées de dunes, suivi d’un 2e coup demandant une grande précision afin de toucher un green en dévers et aux pentes multiples

Sur ce parcours de 6300 mètres, les fairways sont la plupart du temps assez larges, les greens ne sont pas toujours visibles des départs et les avant-greens très touffus retiennent les balles trop courtes des greens… Mais le parcours, à l’entretien impeccable, reste assez franc et se révèle un sacré test golfique.
L’Open du Portugal s’est disputé sur ce parcours en 2008 et 2009. Et pour la petite histoire, c’est un Français Grégory Bourdy qui avait remporté l’édition 2008.

Un hôtel 5 étoiles sur le site

La finalisation du resort s’est concrétisée, le 1er septembre 2010, avec l’ouverture d’un hôtel 5 étoiles “The Oitavos“. Cet hôtel de luxe s’inscrit parfaitement au milieu du triangle unique Lisbonne-Cascais/Estoril-Sintra. C’est le point d’orgue d’un processus qui a coûté la bagatelle de 40 millions d’euros ! En forme de Y, cet hôtel impressionne par son espace, sa luminosité et ses couleurs sobres, et ses chambres sont gigantesques - les plus grandes en Europe -, avec une vue à couper le souffle sur le parcours de golf et la mer.
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