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Matthieu Pavon : il veut confirmer en 2018 sa brillante saison 2017

Pour sa toute première saison au plus haut niveau européen, Matthieu Pavon s’est classé, en 2017, 49e au classement européen et a de plus participé à un majeur : l’Open Britannique au Royal Birkdale.

Sans faire de vagues, lui, le débutant, s’est hissé jusqu’en finale de la Race to Dubai où il s’est classé à la treizième place. Golfiquement parlant le Bordelais a aussi du répondant pour passer en seulement trois saisons de l’Alps Tour au top 50 du Tour européen.
Première très grosse qualité, une force explosive brute qui fait de lui l’un des plus longs frappeurs du Circuit Européen (16e avec 279 mètres de moyenne).

Quand on demande à son coach Benoit Ducoulombier de définir en quelques mots-clés Matthieu Pavon, le qualificatif de « travailleur » ressort le plus souvent. « Matthieu a accepté d’enlever une trajectoire, le fade, qui le rassurait. Et il a très bien compris mes conseils en se mettant dur au boulot pour rajouter le draw sur les trous qui demandent cet effet de balle. Lorsque l’on se voit, nous travaillons essentiellement le petit jeu, là où on gagne essentiellement les tournois. »

Ce qui impressionne aussi chez Matthieu, c’est sa capacité à rebondir face aux obstacles même les plus insolites. « J’ai eu quelques soucis de yips au chipping par le passé, explique Matthieu. Et je n’ai pas eu peur de tenter le grip inversé dans ce secteur. Ça a fonctionné puisque je chippe très bien. J’aime trouver les solutions à mes problèmes. » Même son de cloche du côté desa prépartion physque, tant en gainage, qu’en cardio à laquelle Matthieu est un réel addict. « Quoi que je lui demande, peu importe le moment, il le fera », précise David Baudrier, son préparateur physique.

Matthieu est un compétiteur né

« Matthieu n’est pas ultra instinctif. Mais il structure son jeu, sa carrière de la sorte. Il aime les défis, c’est un gros compétiteur et il n’en a jamais assez. » ajoute Benoit Ducoulombier

Le travail, Matthieu Pavon l’a même littéralement dans la peau, en forme de tatouage sur le biceps droit. « Celui-là est un mélange de symboles polynésiens, décrit le Bordelais. C’est une culture de combattants, de gens calmes, qui me parle énormément. Il y a des pointes, symbole du travail dont j’ai besoin. J’ai aussi des dents de requins qui figurent la persévérance et l’agressivité. La tortue représente le voyage qui fait partie intégrante de ma vie. Et j’ai enfin le tiki, symbole de la famille qui m’est essentielle. »

« Le top 20 mondial, j’y pense très fort. Sauf que cet objectif, je le planifie sur trois ans, ce qui me permet de travailler calmement et de voir venir les choses. »

Après un début de saison 2017 tendu, compliqué, Matthieu s’est révolté. « J’ai pris une bonne claque pendant Hero Indian Open en mars 2017. Je n’étais pas bien, je ne jouais pas bien, je m’agaçais beaucoup sur le parcours. Du coup je me suis fait tatouer sur le torse le mot “grandir” en indien, pour que chaque jour je me souvienne que c’est parti de là. » Quelques semaines plus tard, une troisième place à l’Open du Portugal joué à l’Estoril en -16 du 11 au 14 mai puis une sixième place en -8 au Masters de Scandinavie à Skäne du 1er au 4 juin.

Après un cut raté pour un coup à l’Open de France, Matthieu se classe troisième en -10 à l’Aberdeen Open d’Ecosse dans ce tournoi très relevé des Rolex Series. Ainsi Matthieu sauvait sa carte sur le circuit européen 2018 et pouvait jouer le reste de la saison l’esprit plus libéré. Il enregistre trois tops 20 de suite (20e au Turkish Open, 19e au Nedbak Open et 13e à Dubai) pour une 49e place au classement final du Ranking 2017.

Bien sûr, la saison 2018 sera une marche délicate, celle de la confirmation au plus haut niveau. Mais elle n’effraie pas outre mesure le jeune homme de 25 ans : « Je sens que je joue bien, que je progresse vite. Je pense que dans trois ans je peux être dans le top 50 mondial, mais je prend open après open sans me mettre de pression. Cela me permet de travailler calmement et de voir venir les choses. »

Une onzième place en Malaisie.

Le circuit européen 2018 a bien commencé pour Matthieu avec une onzième place au Maybank Championship en Malaisie avec une dernière carte de 67. De quoi oublier une disqualification à Dubaï (Matthieu Pavon, après une fin de journée catastrophique lors du Tour européen (+7 sur ses sept derniers trous) et une erreur sur sa carte, « un 4 sur le 10 et c’était un 5 ». De bonne foi, il a alors demandé que l’organisation du Tour européen soit mise au courant mais il a quad même été disqualifié. Après avoir disputé le Commercial Bank Qatar, Matthieu s’accorde quatre semaines de repos avant de faire sa rentrée à l’Open d’Espagne du 12 au 15 avril.

Le sac de golf de Matthieu

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Bois G 400 Ping
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Ses sponsors

Terre-Agri, Exelia, Blue-Green, Golf du Médoc, Saint Laurent Golf Team, Hugo Boss, Dentressangle.

Jean-Luc DUCLOS
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