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Interview - Édouard Dubois

À moins d’une semaine du premier tour de l’Open de France, Édouard Dubois revient sur son début d’année difficile sur le Challenge Tour et livre ses ambitions, tant pour l’Open de France que pour la vingtaine d’épreuves restant à jouer sur la deuxième division européenne.

Après sept tournois joués sur le Challenge Tour, vous avez passé deux cuts : 38è aux Hauts de France Open (+3) 70, 73, 74, 70 et 34è au Kenya (70, 70, 70, 69).
Cela vous condamne à une 133è place à l’ordre du mérite, bien loin des quinze premières qualificatives pour l’European Tour. Avec le recul, comment analysez-vous votre premier tiers de saison ?

Edouard Dubois : Je ne sais pas exactement s’il se passe quelque chose de particulier. Mon jeu est plutôt bon et j’ai surtout des problèmes de putting. Je touche beaucoup de greens en régulation et ensuite les putts s’accumulent et je rate les cuts pour un ou deux coups. Mon grand jeu est toujours performant et je travaille beaucoup sur les greens avec Olivier Serres, mon entraîneur.

G.O : Le putting, c’est surtout un problème de sensations, de confiance…
E.D : Oui c’est vrai et il faut pouvoir inverser la tendance. Cela passe par beaucoup d’exercices sur la routine, sur la lecture des pentes, sur la visualisation. Jouant avec un grip inversé, j’ai repris mon ancien putter et je ressens depuis de meilleures sensations, notamment lors de mon dernier tournoi à Saint Omer.

G.O : Avez-vous fait des changements dans votre staff pour vous permettre d’atteindre vos objectifs ?
E.D : Effectivement. Je ne travaille plus avec Olivier Léglise depuis la fin de l’année 2015 mais avec Olivier Serres qui est enseignant au Practice du golf d’Ambès. C’était un bon joueur amateur, qui a joué deux ans sur l’Alps Tour. Il a été contraint d’arrêter à cause d’une blessure au pied. Mais sa passion a toujours été l’enseignement. Et en plus ça fait quinze ans que c’est un de mes meilleurs amis ! Quand j’étais jeune, et encore amateur, je voyageais toujours avec lui car il avait le permis et moi pas encore. Et c’est vrai qu’il a toujours eu de bons conseils. Il est passionné par ça. Et j’ai toujours eu un très bon feeling avec lui. On a trouvé que c’était le bon moment d’enclencher une collaboration. Les infrastructures, tant du practice, que du putting sur gazon synthétique à Ambès me permettent de m’y entraîner en hiver notamment. Sinon, avec Olivier, nous jouons soit à Teynac, soit à Saint-Emilion qui est un super parcours. Enfin j’ai toujours le même préparateur physique, Benjamin Añorga qui s’occupe également de Grégory Havret et de Julien Quesne notamment.

G.O : Quels sont vos objectifs pour cette saison ?
ED : D’abord, bien figurer à l’Open de France - Pour un coup, il ne passera le cut fixé à +1 après avoir réalisé les deux premiers tours en 144 (72 +72) - Puis ensuite enchaîner sur trois épreuves du Challenge Tour (Prague du 6 au 9 juillet, Is Molas en Sardaigne du 13 au 16 juillet puis Le Vaudreuil du 20 au 23 juillet). J’ai travaillé vraiment dur ces derniers temps, notamment au putting, pour arriver enfin à bien me classer et pourquoi pas gagner une ou deux épreuves. C’est un objectif que je vais garder dans un coin de la tête tout au long du reste de l’année, tout en me concentrant semaine après semaine, tour après tour, sur ce que j’ai à faire. Mais l’objectif est de remonter sur l’European Tour en fin de saison. Ça fait quelques années que je suis sur le Challenge Tour, et même si je ne suis pas encore très vieux - 28 ans - j’ai déjà une bonne expérience sur ce circuit. Ça peut m’aider à remonter, c’est sûr, mais de toutes façons il ne faudra pas calculer, et simplement jouer du mieux possible sur chaque tournoi.

G.O : Enfin, comme tous les ans, il y a des « petits nouveaux » qui arrivent sur le Challenge Tour. Comment se passe leur intégration dans le fameux clan tricolore ?
E D : Ça se passe très bien ! Surtout que cette année, j’ai retrouvé mon copain Edouard Espana, qui a perdu sa carte sur le circuit européen l’an dernier et avec qui j’ai fréquenté l’école de golf de Bordeaux-Lac. Ça se passe très bien entre nous et nous partageons souvent les mêmes chambres d’hôtel lors des épreuves du Challenge Tour.

G.O : A combien chiffrez vous une année sur le Challenge Tour ?
E.D : A environ 40 000 €

Le sac d’Edouard Dubois.

Driver : Titleist 917 9,5°. Shaft Oban.
Bois 3 : Titleist 917 15°. Shaft Motors.
Hybrid : Titleist 915 H 19°.
Fer 2 au Pitch : Titleist AP2/Shaft Project 6.0
Wedge : Titleist Vockey Design SM6. 52° et 58°
Putter : Titleist Scotty Cameron Newport

Ses sponsors : Titleist, FootJoy, Lacoste, Golf de Teynac-

Photos : Alexis Orloff.FFGolf

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